
2 Corinthiens 13 : 13
Ici, l’apôtre Paul est à la fin de la deuxième lettre qu’il adresse aux Corinthiens. Il parle de trois choses qui doivent être avec les chrétiens de Corinthe : la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, notre Père, et la communion du Saint-Esprit. Dans toutes ses épîtres, dans toutes les lettres qu’il avait écrites, Paul conclut son message en faisant allusion à la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ. Loin d’être une formule de salutation, loin d’être une habitude dans son expression ou son style littéraire, c’était réellement la prière de l’apôtre Paul, parce qu’il savait que s’il y avait une chose et une seule qu’il fallait donner aux chrétiens, en tant qu’église ou en tant qu’individus, c’est la grâce. La grâce est en effet la plus grande richesse contenue dans l’alliance entre Dieu et son peuple.
L’apôtre Paul a cette perception de la vie pour certaines raisons qui lui sont propres. La première est que très peu des gens ont expérimenté le genre de grâce que lui a expérimentée. Paul était aveuglé par un zèle excessif du judaïsme à telle enseigne qu’il a été accaparé par la loi. Il a été à l’école de Gamaël, il a été enseigné dans toute la rigueur de l’orthodoxie du judaïsme. Et lorsque la voix du Seigneur prend de l’ampleur, les Juifs sont décidés d’en finir avec ce mouvement. Paul est parmi les jeunes gens les plus engagés. Il a été témoin lorsqu’Etienne avait été lapidé. Il était un volontaire qui allait réclamer les lettres de recommandation pour aller de lieu en lieu combattre ce mouvement, résolu à l’éteindre. Il était sincère dans le faux, convaincu et croyant servir Dieu de cette manière-là. Il a fait montre de son zèle. Alors qu’il est en mission sur le chemin de Damas pour aller combattre les chrétiens, dans une lumière indescriptible, il rencontre le Seigneur de gloire. Il devient aveugle, et là quelque chose se fait : Dieu réactive tous les fusibles qui avaient sauté en lui. Nous pouvons, comme Paul, être dans le faux tout en étant convaincus être dans le vrai. Nous pouvons être en train de faire du mal, mais parce qu’en nous les fusibles ont sauté, nous sommes convaincus de faire du bien.
Paul n’était pas le seul zélé de l’époque à la seule différence que lui reçoit la grâce. Les fusibles sont réactivés en lui, il a la lumière et il se répand. Il embrasse alors la voie qu’il combattait. Et qui parmi les apôtres comprend mieux la notion de la grâce comme Paul ? Paul n’a pas été dans le cercle de douze, de ceux-là que Jésus lui-même avait recrutés, qui avaient marché et parlé avec lui, qui avaient été témoins des expériences extraordinaires, eux qui avaient eu le privilège d’écrire plus tard les évangiles. Il n’a même pas vu le Seigneur mais il se retrouve à l’avant-garde du combat de l’Evangile. Qu’est-ce qu’il a fait de plus que les autres ? C’est juste la grâce qu’il a reçue. Il dit d’ailleurs : « J’ai travaillé plus que eux tous, toutefois ce n’est pas moi mais la grâce de Dieu en moi ». Paul comprend ce que c’est que la grâce. C’est pourquoi dans toutes ses épîtres il conclut son message par : « Que la grâce du Seigneur soit avec votre esprit ou avec vous ! » Parce qu’il n’y a rien qui puisse vous propulser aussi loin possible dans la vie que la grâce du Seigneur. Tu ne resteras pas dans la même dimension cette année, la grâce te prendra comme une fusée et t’emmènera là où tu n’es pas attendu. Là où tu ne pouvais t’imaginer. La grâce t’emmènera au-delà de tes rêves, de ton imagination. Elle te frayera un chemin jusque dans la cour des grands. Cette année sera différente de toutes les autres années à cause de la grâce. Les derniers peuvent devenir les premiers à cause de la grâce. Lorsque la grâce surabonde, rien n’est impossible. Parce que la grâce n’a pas de frontières ni de limites, elle n’est limitée ni par le temps ni par les circonstances. Cette année, tu seras le premier à être surpris de ce qui va t’arriver. Avant que tu ne cesses de savourer un premier témoignage, la grâce produira un deuxième témoignage, puis un troisième, un quatrième... Cela s’appelle « grâce sur grâce ». C’est l’expérience de Paul. C’est cela que tu vivras cette année. Là où tu as trouvé les choses, la grâce va te prendre pour t’emmener loin.
La deuxième raison est que Paul est le seul apôtre qui a reçu la révélation profonde du mystère de la grâce. Il parle du « mystère caché de toute éternité » qui a été révélé aux saints apôtres. Mais qu’est-ce que ce mystère caché ? C’est que Christ en nous, l’espérance de la gloire. Une grâce a été faite à nous qui étions des gentils, qui n’avions pas de droit de cité parce qu’un mur après la loi, séparait les Juifs de tous les autres peuples. Mais lorsque Christ arrive, il détruit ce mur. Cette grâce se manifeste en ce que nous sommes rachetés, nous faisons partie du peuple de Dieu et nous devenons participants de la nature de Dieu. Comment un homme peut-il participer à la nature de Dieu, comment peut-il manifester la divinité si ce n’est le fruit de la grâce ? Et Paul est le seul apôtre qui a expliqué ces choses dans ses lettres aux Ephésiens et aux Colossiens. C’est lui qui a le mieux maîtrisé la notion de la grâce. Il sait et comprend que ce dont les chrétiens ont le plus besoin, plus que toute autre chose, c’est la grâce. Certains diront que c’est la prière, mais il faut trouver la grâce pour être un homme de prière. D’autres diront la connaissance de la parole, mais il faut avoir la grâce de connaître la parole. D’autres encore diront les relations, mais il faut avoir la grâce pour créer les relations. Oui, la grâce d’abord …
L’apôtre Jean dit : « la loi est venue par Moïse, la grâce et la vérité par Jésus ». Jésus a amené beaucoup de choses : la rédemption, le pardon des péchés, l’amour de Dieu, il nous a justifiés, il a amené la lumière, la connaissance, la délivrance des captifs, le recouvrement de vue… Mais Jean résume tout cela par deux choses : la grâce et la vérité. Comme quoi, c’est Jésus qui a amené la grâce de manière officielle. Mais depuis la chute de l’homme, la base de la relation de Dieu avec les hommes a toujours été la grâce. Il n’y a aucune autre base sur laquelle l’homme peut se tenir pour traiter avec Dieu sinon la grâce. Par la justice ? Non. La bible parle de Noé qui était un homme juste mais elle ajoute qu’il a trouvé grâce aux yeux de l’Eternel. Cela veut dire que sa justice ne suffisait pas pour l’épargner. Il était un homme juste par rapport à ceux de sa génération mais par rapport au standard de Dieu il a trouvé grâce. La grâce, c’est la base. Si vous vous enracinez sur ce terrain-là, vous expérimenterez cette année grâce sur grâce et ce, dans tous les domaines de votre vie. Vous vivrez des choses extraordinaires. La grâce de Dieu est un terrain favorable. Cette année, tes fautes, ton incompétence et ton manque de relations ne pèseront pas trop sur la balance, parce que tu es sur un terrain favorable, le terrain de la grâce. Maximise la grâce. La seule base véritable de la relation de Dieu avec les hommes, c’est la grâce. Abel, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, David, Ruth, Rahab, Perets et tant d’autres sont autant d’illustrations de l’intrusion de la grâce dans la vie des hommes initialement disqualifiés pour les faire accéder là où ils ne pouvaient arriver tout seuls…
Cette année, la grâce est pour toi une injustice en ta faveur. Que la grâce te prenne de la dernière position pour t’amener à la première. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec toi dans ton travail, ta santé, ta famille, tes projets. Que le Dieu des esprits de prophètes t’accorde la grâce à moindre coût de devenir riche, d’obtenir en peu de temps ce que les autres n’ont pas pu obtenir. Qu’il te donne la grâce d’être au-dessus de tes ennemis, d’être le pilier de ta famille, d’avoir la santé divine, de te distinguer dans ta génération…