Le Révérend Espérance MBAKADI a, ce dimanche 11 mars 07, dans la suite de ses enseignements sur « Que faut-il faire à Rehoboth ? », parlé de sacrifices, l’un de quatre éléments constitutifs de l’autel. Sa prédication a eu comme référence biblique : Genèse 26 : 22-25.
Il y a des choses que nous devons faire à Rehoboth. Parce que Dieu est en alliance avec nous, il y a des choses qu’il doit faire et celles que nous devons faire afin que l’alliance s’accomplisse. A Rehoboth, il faut bâtir l’autel à l’Eternel car l’autel est l’un des éléments essentiels de l’alliance ou du culte, le lieu de rencontre entre le visible et l’invisible, le lieu où les esprits viennent rencontrer les hommes, le lieu de la cohabitation du spirituel et du matériel. Les deux mondes spirituels (bon et mauvais), ont besoin des autels pour exercer leur influence sur les hommes. Chaque famille (vie, quartier, ville ou pays) qui veut voir la présence de Dieu ou du diable se manifester avec efficacité, doit bâtir un autel à Dieu ou au diable.
Plus que la bénédiction, c’est Dieu qu’il nous faut en permanence. D’où nous devons lui bâtir un autel afin qu’il demeure avec nous. Ainsi, Isaac, à l’exemple d’Abraham, son père, bâtit à l’Eternel un autel afin de renouveler l’alliance que Dieu avait conclue avec celui-ci et ainsi, pérenniser la présence et l’influence de Dieu dans sa vie. Et, plus tard quand Moïse a bâti le tabernacle, il y avait l’autel au milieu. Dans le temple bâti par Salomon à l’Eternel, l’autel était au centre des activités.
Les quatre éléments qui constituent l’autel sont :
1. L’offrant c’est-à-dire la personne qui apporte les sacrifices
2. Les sacrifices qu’on apporte
3. Le sacrificateur
4. Dieu qui descend sur l’autel
Parmi les sacrifices, il y a les dîmes et les offrandes qu’on apporte à l’autel pour permettre à Dieu de confirmer et d’accomplir l’alliance faite avec nos pères : Abraham, Isaac, Jacob… Si nous ne donnons pas les dîmes et les offrandes, nous volons à Dieu l’opportunité de confirmer et d’accomplir son alliance et par conséquent, nous lui volons sa réputation, sa gloire.
Sur l’autel, cependant, on ne sacrifie pas seulement les dîmes et les offrandes. L’autel est également fait pour qu’on y brûle l’encens. On y apporte, en effet, l’encens c’est-à-dire du parfum en poussière, qu’on brûle. Ainsi, la fumée monte vers Dieu qui est content et confirme son alliance. Oui, l’autel est fait pour qu’on y apporte du parfum, et que le feu de Dieu le consume et que l’odeur qui monte soit une nourriture pour Dieu. Si l’autel est bâti dans une vie (une église, un quartier, un pays) et si le parfum y brûle continuellement, Dieu y est en permanence.
Après sa mort et sa résurrection, Jésus est monté dans le ciel, il est entré dans le tabernacle céleste avec le sacrifice de son sang, que Dieu a agréé, et il intercède pour nous. Les prières vers le trône ne restent pas au ciel car une fois agréées par Dieu et mélangées (par les anges) à celles de Jésus, elles retournent sur terre où elles provoquent des tremblements de terre et de tonnerres pour renverser les autels bâtis au diable. Oui, le parfum (les prières) de Jésus et le feu de Dieu sont déjà dans l’encensoir et ce que Dieu attend, ce sont les prières des saints afin qu’une fois mélangées à celles de Jésus et brûlées dans l’encensoir, et que l’encensoir renversé sur la terre, elles retournent sur la terre où elles provoquent des tremblements de terre et des tonnerres sur la terre pour renverser les autels du diable. Oui, à Rehoboth, Dieu veut que le parfum soit brûlé devant l’autel, il attend que les prières des saints montent vers lui.
Il y a des richesses que Dieu a destinées à ta vie, à ta famille, mais il faut que les portes soient défoncées, que des fondations soient ébranlées et que les richesses en sortent pour que tu en jouisses. Pour cela, il faut que tes prières rejoignent celles de Christ dans l’encensoir, que celui-ci soit renversé sur terre et qu’il y ait tremblements de terre… On n’offre pas le parfum à l’état brut, il faut qu’il soit brûlé. C’est cela qu’on appelle sacrifice. Un sacrifice est une chose dont on n’a pas envie de faire. Et l’autel attend les sacrifices. Par nos prières, nous devons offrir notre sommeil, notre énergie comme du parfum à Dieu.
Et quand il y a tremblements de terre et tonnerre sur la terre, les gens et les choses bougent. C’est le temps du remaniement, de la remise et reprise : la pauvreté doit faire la remise et reprise avec la richesse, la malédiction avec la bénédiction, la maladie avec la bonne santé, le chômage avec l’emploi, la honte avec la gloire… Parce que Dieu dit dans le livre du prophète Joël : « Mon peuple ne sera plus dans la confusion ».
L’encens (la prière) doit occuper une place de choix dans la vie du chrétien. Si les prières ont changé des nations, l’histoire, à combien plus forte raison une vie ? Il est question, ici, des prières sacrificielles. Au lieu de souffrir dans la vie, mieux vaut souffrir dans la prière car si on en sort, on ne souffrira plus dans la vie, parce que Dieu va te donner la révélation des mystères. Dans la prière, Dieu descend et, sa sagesse, son intelligence et ses idées deviennent nôtres. Il est temps de marcher par la sagesse et non la force. C’est le temps où l’Eglise doit régner par la sagesse infiniment variée de Dieu. Et celle-ci, on la reçoit devant le trône comme Daniel en avait reçue à Babylone.