« Après avoir bâti des autels à Dieu, nous devons, à l’instar d’Isaac, creuser des puits, investir afin de garantir notre futur». Tel est en substance le message du Révérend Espérance MBAKADI au peuple de Dieu ce mardi 3 avril 07. Sa prédication a eu comme références bibliques : Genèse 26 : 22-25, 32-33 et Matthieu 25 : 14-.
Lorsque nous parcourons la bible à partir du livre de Genèse, nous rencontrons quelque part le livre des Psaumes, un livre de louange, d’adoration, le livre des autels c’est-à-dire de la rencontre avec Dieu. La bible ne s’arrête pas à ce livre car juste après, il y a le livre des Proverbes. Comme quoi on ne passe pas toute la vie chrétienne devant l’autel, après avoir été à l’autel de Dieu, on doit passer à autre chose. Il y a un temps pour chaque chose sur la terre. C’est où intervient le livre des Proverbes où il est question de la vie pratique. Car, après avoir loué, adoré et après avoir reçu de Dieu, dans la prière, les révélations et la sagesse, nous devons mettre celles-ci en pratique.
Le livre des Proverbes est un livre pratique qui nous montre ce que nous devons faire dans notre vie de tous les jours après avoir prié, loué et adoré : comment vivre avec son conjoint, comment s’occuper de ses enfants, comment soigner ses relations au travail, au quartier, comment s’occuper de ses affaires… Ce qui fait problème dans le christianisme, c’est le fait que très souvent nous nous arrêtons au livre des Psaumes, à la prière, à la louange, à l’adoration. Nous devons savoir que la journée commence devant l’autel où nous recevons sagesse, révélations et directives, se poursuit par le livre des Proverbes c’est-à-dire la vie pratique pour se terminer devant l’autel c’est-à-dire le livre des Psaumes. Dieu est spirituel, et le livre des Psaumes nous permet d’entrer en contact avec lui par notre esprit alors que le livre des Proverbes nous montre comment comprendre le monde matériel dans lequel nous vivons et y vivre efficacement.
Aussi longtemps que tu n’entres pas dans la vie pratique, ton onction ne servira à rien. Il faut creuser des puits. Après qu’Isaac eut bâti un autel à Dieu, Dieu lui apparut et peu après il creusa un puits. Oui, il creusa un puits parce qu’il voulait s’approvisionner en eau. Avant, Isaac allait, qui sait, puiser, chaque jour, de l’eau à la rivière ; ce qui était bénéfique à court terme. Certainement qu’Isaac, en tant que fils de l’alliance a eu la sagesse de refuser cette vision à court terme et de penser à une vision à long terme. Il avait devant lui deux possibilités : creuser un puits ou creuser une citerne. Il opta pour la première. Pour chaque problème que nous rencontrons dans la vie, il y a plusieurs solutions. Et, un homme sage est celui qui, en face d’un problème, regarde toutes les solutions et choisit la meilleure.
Isaac avait fait un choix : creuser un puits. C’était la solution la plus difficile parce qu’exigeant plus de sacrifices, d’endurance, de temps, d’énergie, mais la meilleure. Isaac avait pris le risque de creuser. Le risque c’est la foi. Il l’avait fait parce qu’il voulait garantir sa vie dans une vision à long terme, il avait accepté de consentir une fois pour toutes des sacrifices énormes. Et, une fois que le puits avait donné de l’eau, tout ce qu’il devait faire c’était de l’entretenir, et en retour, le puits devait continuellement travailler pour lui c’est-à-dire lui fournir de l’eau. Ainsi, sa vie était garantie pour le reste de ses jours. Isaac avait choisi la voie la plus dure mais la plus rentable. Tu dois creuser un puits, et sache que le puits, une fois bien entretenu, te servira ainsi que ta descendance jusqu’à la troisième génération.
L’option d’Isaac était la meilleure : creuser un puits, investir pour son futur. Tu dois aussi faire autant : investir, faire travailler l’argent afin de garantir ton futur. D’ailleurs, chacun de nous peut creuser un puits c’est-à-dire investir. Les communautés qui avancent sont celles où il y a les commerçants et les hommes d’affaires. Mais où trouver le capital, le fond de démarrage ? Nous trouvons la réponse à cette question dans la parabole des talents (Matthieu 25 : 14-30). Il est dit en effet qu’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs et leur remit ses biens. Au premier il donna cinq talents, au deuxième, deux et au troisième, un. C’était beaucoup d’argent comparativement à ce qu’ils touchaient comme salaire à la fin de chaque mois. Cet homme n’avait pas donné de l’argent à ceux qui ne font rien mais à ses serviteurs c’est-à-dire aux gens qui étaient à son service des années durant. C’est dire que le capital se constitue en travaillant. On donne le fond de démarrage au serviteur.
Si tu travailles fidèlement, un jour tu seras récompensé. Tout travail finit toujours par payer. Tout travail a du prix devant Dieu, notre employeur d’en haut. Même si ton employeur d’ici-bas est méchant, injuste, Dieu finira par te payer correctement. D’ailleurs, on apprend la grandeur à l’école de la servitude et non de l’aisance. Joseph en sait quelque chose, lui qui avait été à l’école de la grandeur comme esclave en Egypte dans la maison de Potiphar, dans la prison… On ne peut accéder à la grandeur si on n’a jamais été exploité dans sa vie. Les hommes qui réussissent sont ceux qui ne travaillent pas pour l’argent mais ceux qui ont une vision. On donne le fond de démarrage à celui qui demeure fidèle dans son service et non aux oisifs.
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